La Chronique d'Auny

Complètement délurée ou rêveuse à souhait, qui parle de n'importe quoi!
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Mardi 30 novembre 2004

déménagement

Allez hop! Je ramasse mes pénates, je me suis trouvé un nouveau serveur, qui ne fait pas de «serveur surchargé. revenez plus tard.»! Bon, je ne l'ai pas vraiment cherché, j'ai simplement pris le même qu'Etanir...(détail!)

 

alors voici la nouvelle adresse, que je mettrai aussi dans les liens...

http://lachronique.hautetfort.com

on s'y retrouve! bisoux!


par Auny le 2004-11-30 18:00:51
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Lundi 29 novembre 2004

travail de français - L'étranger de Camus

Aïe, ce travail va me rendre dingue! Comment voulez-vous analyser les valeurs d'un personnage totalement légume?!? Je pourrais tout aussi bien analyser une carotte ou un brocoli...Et en plus mon texte serait même plus long! Et le prof qui veut que nous écrivions 500 mots...c'est bien une première en production de textes pour moi; trouver que la limite est trop élevée.

S'il-vous-plaît quelqu'un, de l'inspiration!

Mais bon, je sais bien que vous n'y pourrez rien, et surtout que c'est un travail individuel... Peut-être si je fais appel à toutes les divinités que je connais? *ahouuuuummm*

Phrase du jour: L'imagination est plus importante que la connaissance. - Albert Einstein


par Auny le 2004-11-29 20:36:10
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Jeudi 25 novembre 2004

bonnes nouvelles

Wahouuuu!!!

Vous vous demanderez peut-être la cause de cette joie…ou peut-être pas, mais peu importe, je vais vous le dire pareil. Il semblerait que mon intelligence se soit réveillée cette année, décidant enfin de me donner les résultats scolaires que j’ai toujours voulu. Et, fait encore plus étrange, je n’ai vraiment pas l’impression d’avoir plus travaillé. Bon, vous me direz que puisque je suis dans un programme «facile», il est normal que mes notes suivent le courant. Pourtant, j’aimerais bien voir un peu tous ces scientifiques un pinceau ou une languette de plâtre à la main. Ou bien essayant d’y comprendre quelque chose en espagnol. Ou bien en biologie.

Enfin bref, tout ça pour une superbe moyenne générale de 90%!

Et c’est la meilleure (et de loin) de tout mon secondaire.

Je suis contente, je vous l’ai dit? ^-^

 

(Ça aide aussi beaucoup quand les professeurs affirment à madame mère que je suis une élève ô combien travaillante, intelligente et responsable. Une élève modèle.)

 

(simple précision, je n’ai jamais dit que c’était vraiment le cas, surtout pour le sens des responsabilités…^-^ )


par Auny le 2004-11-25 21:38:08
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Mardi 23 novembre 2004

sujet à questionnement

Je vais aujourd’hui vous parler d’un sujet…disons, ordinaire. Mais étant donné que c’est un sujet qui me touche assez et qui, je crois, touche un bon nombre de personnes, je vais en parler pareil.

La musique.

J’ai remarqué que, depuis environ un an ou deux, la musique a pris une place de plus en plus importante dans mon existence. C’en est presque devenu la «soundtrack» de ma vie. J’en suis pratiquement rendue à rechercher constamment la chanson qui conviendrai le mieux à chaque moment. Ou bien est-ce la chanson qui transforme le moment? Parfois, écouter une certaine sorte de musique peu influencer notre humeur de manière non-négligeable. J’ai juste à penser au voyage scolaire à la Baie James, en secondaire 3… Simple conseil, écouter la chanson «ain’t no sunshine» sur repeat n’est pas un bon moyen de demeurer de bonne humeur. Surtout lorsque vous n’avez que 4 heures de sommeil dans le corps. Par exemple, écouter «Roxanne», moi ça me rend toute joyeuse… Cherchez le lien si vous voulez, mais il n’y en a pas. C’est simplement une chanson que j’adore. La musique y est trop géniale! Voulez-vous que je vous dise? The Police, c’est un groupe vraiment bon que je recommande à tout le monde…surtout si vous comprenez un tant soit peu l’anglais. Ils ont des paroles profondes et certains chanteurs d’aujourd’hui mériteraient d’en recevoir une leçon!

Ce blogue est court, je sais. Mais c’est surtout parce que j’ai principalement envie de vous entendre parler de la place que prend la musique dans votre vie à vous. S’il-vous-plaît, pour m’aider à remplir ma connaissance de la nature humaine! ^-^ Alors voilà, comme c’est probablement la première fois et la dernière que je vous poserai une question directement, si vous aviez envie de répondre, ne vous gênez pas!

 

Petit mot à l’intention de quelqu’un : Merci mo cridhe, cette chanson est tout simplement géniale!


par Auny le 2004-11-23 20:51:28
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Jeudi 18 novembre 2004

réflexions amenées d'un cours d'anglais (vive les débats!)

Le suicide. Je n’ai jamais compris comment certaines personnes pouvaient en arriver à ce point. Comment on peut vouloir mourir. J’y ai bien pensé, une ou deux fois, mais cette pensée n’avait fait que traverser mon esprit de façon superficielle, sans que j’y songe sérieusement. Je ne parviens pas à bien imaginer qu’on puisse vouloir avancer un peu plus la fin de sa vie. Je sais bien que nous mourrons tous, et c’est tout naturel au fond, mais vouloir être la cause même de cette mort, c’est triste. La plupart des «rescapés» disent être heureux d’être toujours en vie. Bon, vous me direz que ceux qui ne le sont pas ont simplement récidivé et sont finalement morts, mais il y en a quand même qui se sont aperçus que la vie vaut peut-être, finalement, la peine d’être vécue. Nous avons tant de belles choses à vivre, et si peu de temps pour toutes les réaliser, alors pourquoi vouloir s’en priver? Je sais, ou du moins j’imagine, que certains n’ont vécu aucune belle chose… Mais est-ce vraiment une raison? Parce qu’on ne sait jamais ce qui va nous arriver, on se sait pas ce qui pourrait nous arriver de merveilleux.

Excusez ce léger manque de considération de ma part, mais j’aime la vie. Il se peut très bien qu’après notre mort ce soit encore mieux, mais entre temps, pourquoi ne pas vivre pleinement le temps que nous avons? Faire que toutes nos vies, peu importe le nombre et leur qualité, soient remplies, remplies à craquer. Remplies de joies comme de peines, peu importe, c’est ce qui fait de nous ce que nous sommes, c’est ce qui nous fait grandir, c’est ce qui nous rend meilleurs. Et c’est ce qui fait que, lorsqu’on regarde en arrière au moment où regarder en avant devient impossible, on se dit qu’on n’a pas vécu pour rien, que notre existence en ce lieu n’a pas été vaine. Que notre âme peut s’envoler une dernière fois sans remords, sans soucis. Ne devrait-on pas tout faire pour réaliser nos rêves, nos envies? Parce que notre vie est courte, infiniment trop courte, pour se la laisser dicter par d’autres, pour qu’elle ne nous appartienne plus, pour ne pas la vivre dans l’espoir.

 

Phrase du jour : L’espoir a besoin d’être deux.  –B. Gary


par Auny le 2004-11-18 18:12:26
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Lundi 15 novembre 2004

marcher sur un champ de mines

enfin, c'est en gros l'impression que j'ai ces temps-ci avec mes amies. Vous avez lu «Ces enfants d'ailleur» d'Arlette Cousture? Eh bien, c'est très bon, je vous le recommande. Vous savez qu'il est possible de traverser un champ bourré de mines et y ramasser des fraises sans s'y faire sauter? Mais il est aussi possible d'y crever gentiment. C'est un peu comme jouer à la roulette russe au fond... (quel imbécile tout de même, dans «Lance et compte», se faire éclater la cervelle d'une façon aussi stupide) Je me trouve donc au milieu d'un champ de mines. C'est joli, ca fait des pétales violet...(nan, je déconne, excusez-moi) Je dois faire attention à chaque pas (chacun de mes mots) pour ne pas marcher sur ces mines. Comme dans un jeu vidéo, j'ai un nombre limite de vies à ma disposition, passé ces vies, c'en est fini de la joyeuse amitié. Pas très agréable comme impression. De penser qu'une amitié chère ne tiens à présent qu'à un mot. Deux amitiés chères en fait, et peut-être plus, parce que j'apprends certaines choses qui ne me font pas très plaisir.

Je ne vous parlerai pas de la raison qui m'a amenée dans le champ, c'est un tantinet trop personnel, désolée.

Donc voilà, je crois que j'en suis à un autre tournant de ma route enchantée (lire «The golden road», de Lucy Maud Montgomery, c'est mignon comme tout ^-^), il me reste à savoir si j'aurai une côte à grimper ou si tout va débouler en flèche...et si je vais me casser la gueule par le fait même. (excusez vraiment le language aujourd'hui, ca sort tout seul) J'espère pouvoir conserver mon nez encore quelques années, je dois donc faire attention.

On peut voir ca aussi comme un livre de vie. Je viens de terminer d'écrire un chapitre, un autre commence. Oui, j'aime bien cette vision...

Phrase du jour: C'est promis, in'ch allah!


par Auny le 2004-11-15 21:18:45
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Mardi 9 novembre 2004

mphmm...

Depuis la nuit des temps que l'homme possède cet étrange respect mêlé de crainte pour la mort. Et ceux qui ne le possèdent pas sont qualifiés d'inhumains. D'où nous vient ce sentiment? Même certains animaux l'ont. Si je me souviens bien, les chevaux le sentent. Je me demande parfoir s'ils ne possèdent pas de véritables sentiments...

Enfin, revenons à la mort. C'est étrange de constater à quel point elle peut être subite et surprenante. Comment, parfois, ça peut paraître incroyable. Comme on n'a pas l'impression qu'elle est vraiment passée. Que la personne ne nous jouait qu'un tour de mauvais goût. C'est probablement pour cette raison que l'Homme en est venu à faire des funérailles et des enterrements. De plus, c'est une simple question de respect envers la personne. Pour se confirmer bel et bien que la mort est venue et qu'elle a enlevé l'âme et l'esprit d'un corps.

Vous vous demandez sûrement pourquoi j'aborde aujourd'hui ce sujet. Surtout que c'est un sujet dont je ne voulais pas parler ici. J'ai appris en fin de semaine qu'un grand ami de la famille est mort. (Bien entendu, je l'ai su deux semaines en retard, comme d'habitude...les gens doivent croire que je n'ai pas besoin d'être informée des évènements importants) Je l'aimais braucoup, cet homme épris de liberté et de grands espaces. C'était l'ami de mon père que j'aimais le plus, en fait. Et il est mort. Subitement, en pleine conversation téléphonique. Probablement un anévrisme. Enfin, c'est surprenant, surtout de la part de quelqu'un de si vivant. Et je n'ai pas pleuré. Je n'ai pas pleuré et je m'en sens horriblement coupable. Moi qui pleure si souvent pour un rien, je ne parviens pas à verser une larme pour un mort. Ou, du moins, je pleure avec beaucoup de retard. Est-ce que ça veut dire que je suis insensible? Suis-je un monstre d'inhumanité de pleurer pour un personnage de roman et pas pour un être cher? Donc je me retrouve une fois de plus avec le déchirement des deux moi, qui avait pourtant cessé ces derniers temps. Il y a celle, le monstre, qui est insensible et l'autre, la bonne fille, qui est totalement dégoûtée de la première, donc d'elle-même. Je soupçonne fortement que moi #1 est la bonne fille et que moi #2 est l'Autre. Mais pourquoi, bon sang, pourquoi ce comportement?!? Pourquoi dois-je toujours réagir comme une espèce d'anomalie de la nature?

- - - - - - - - - - - - - - - -

J'ai réfléchi à ça. Peut-être que j'ai tellement tenté d'analyser la mort qu'elle en est devenue un fait banal, quelque chose de tout à fait normal et ordinaire. Sauf que cette impression de dégoût persiste, parce que je ne crois pas que l'esprit devrait prendre tellement de place que l'âme se trouve écartée.

Phrase du jour: Quand tout sera mort, l'imagination rebâtira des mondes. - Gustave Flaubert


par Auny le 2004-11-09 21:40:13
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Jeudi 4 novembre 2004

et les bombes pleuvent...

C'est un peu idiot, de voir comment le mauvais sort semble s'acharner contre les gens de mon entourage et moi. Au moment où je suis si heureuse, le bonheur doit se fêler inévitablement, c'est une malédicton, je vous jure! Enfin, je vous assure, cela n'a rien à voir avec mes amours, de ce côté tout va bien, c'est plutôt du côté de mes amitiés...

Sarah et Marie-Lune ont toutes deux de forts caractères. Et parfois incompatibles...et en ce moment, nous nous trouvons dans une importante période de frictions. Enfin, je dirais que j'ai aussi mon petit grain de sel dans toute cette histoire, d'après Sarah, j'aurais aussi un caractère attirant les frictions, et je ne le nie pas. Enfin bref, c'est quand même surtout elle et Marie-Lune qui sont ici en cause. Et chacune d'elles croit qu'elle ne possède aucun tort. Et alors les deux font retomber leur mauvaise humeur sur nous, pauvres victimes de l'ouragan causé par la rencontre de leurs deux courants d'air... Au moins Julie et Phillippa sont encore parlables! Parce que cette fois-ci, j'ai décidé de mettre ma volonté de plaire à tous en veilleuse et de ne me mêler de rien, au risque de me retrouver avec les deux harpies en colère contre moi. En espérant être capable de tenir jusqu'au bout.

Enfin, je dois maintenant souper...

 


par Auny le 2004-11-04 18:24:15
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Samedi 30 octobre 2004

sans titre2

Avez-vous déjà remarqué à quel point il est difficile d'imaginer les voix? Comme si notre mémoire à long terme ne pouvait conserver que les images... C'est un peu chiant pour nos pauvres oreilles dont le travail n'est même pas tenu en compte... enfin, je ne parlais pas ici de mémoire, mais bien d'imagination. En fait, je dirais que, même avec des descriptions, c'est carrément impossible.

Tiens, comme ça, comment croyez-vous qu'est ma voix?

Pourtant, la voix est quelque chose de très important, à mon avis. C'est avec cela qu'on échange (même si c'est parfois plus facile par écrit... ;-) ) et c'est aussi (et surtout) avec cela qu'on pense. Notre voix nous représente, elle exprime les milles et une émotions que nous ressentons, elle dit parfois des choses avant que nous puissions la contrôler, elle peut se faire cassante ou caressante, bref, elle est nous. Ou du moins une partie. On connait toujours mieux une personne en entendant sa voix, souvent elle influence notre première impression d'une personne. On peut reconnaître une voix aimée au milieu d'une foule, avant que nos yeux ne le remarque. Notre ouïe vient avant notre vue, si je me souviens bien de mes maigres notions de biologie humaine, c'est donc que c'est un sens important. Alors pourquoi préférons-nous toujours la vue?!? La vue est souvent fausse, comme on dit «l'habit de fait pas le moine»...

Quand je parle ici de voix, je parle bien du son, pas de la parole, je tiens simplement à préciser ceci...

Enfin, voilà, c'est pas mal ce que j'avais à vous faire partager.

(et aussi ceci...je connais une voix qui ne me déplaît pas du tout...)

 


par Auny le 2004-10-30 16:20:18
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Vendredi 29 octobre 2004

comment écrire une chronique en moins de 10 minutes...

Donc voilà, je joue à la hors-la-loi, je prends du temps durant un cours pour écrire ceci, voyons voir si je peux raconter quelque chose d'intelligent en si peu de temps...

Ouais, mais c'est parce que je fais des trucs tout sauf intelligents. Plus précisément, je joue avec les super boudins de Marie-Lune... Oui, elle s'est fait de petits boudins tout mignons qui ont tellement de spring qu'ils tiennent droits tout seuls. Quand on tire, donc, ca fait «boing!». Une source infinie de plaisirs...

Moi, j'ai de petites tresses relevées sur ma tête, sous mon adorable bonnet beige que j'adore... Ça fait joli. ^-^ Disons que là, je me cherche vraiment quelque chose à dire...

Tu me manques, mon soleil du matin!


par Auny le 2004-10-29 15:03:40
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Mercredi 27 octobre 2004

utiliser sa liberté

Donc, voilà, pas où pourrais-je bien commencer? J'ai envie d'écrire, mais je ne sais pas de quoi... En fait, ces temps-ci, j'ai envie d'une seule chose, mais je devrai attendre pour l'avoir. Je m'amuse à penser que je dois la mériter avant, un peu comme un concours, une chasse aux trésors...

Tiens, je pourrais vous dire ma conclusion sur toutes les belles petites chroniques déprimées que j'ai écrites dans les dernières semaines, une analyse en quelque sorte. Vous savez tous, je crois, que l'être humain n'utilise qu'environ 10% des capacités de son cerveau, donc on ne sait pas vraiment ce qu'il est vraiment capable de faire... Enfin, j'ai relu ce que j'avais écrit et, c'est peut-être un peu idiot, je crois que j'ai, peut-être, trouvé ce que mon cerveau essayait de me dire avant que je sois consciente de le savoir...(Suis-je claire là?) Cette falaise qui s'effritait (je le voyais vraiment comme ça), c'était peut-être un avertissement que je me trouverais bientôt à faire un choix important. Je vois ça un peu aussi comme une fourche, d'un côté je le Lui disais, de l'autre je ne le faisait pas... De toute façon, il m'aurait fallu le faire un jour, et je crois que c'était ça la menace de tomber dans la mer. Finalement, j'ai pris la falaise de vitesse et cette mer déchaînée s'est avérée être une mer chaude et bleue, un peu comme la mer des Caraïbes...J'ai utilisé ma liberté. Parce que c'est ma perception de la liberté, la possibilité que nous avons de faire des choix. Et c'est rare que nous soyons totalement libres, lorsque nous le sommes, il faut en profiter avant que cette liberté ne passe. Quelqu'un qui pourrait faire l'entièreté des choix le concernant serait totalement libre. Par opposition, quelqu'un dont les choix seraient régis par un élément extérieur ne serait pas nécessairement prisonnier, seulement autonome. Il y a une nuance entre la liberté et l'autonomie, je crois. Enfin bref, j'ai utilisé ma liberté et, comme quoi la vie nous rend vraiment ce que nous avons payé, ça a donné un résultat auquel je ne croyais pas avoir droit et je vis un bonheur immense.

«Cette impression que nous avons d'avoir changé,
Quand la raison ne compte plus comme elle comptait
Quand un prénom met d'la chaleur dans nos pensées
Qu'on est plus seul, jamais
Comme une revanche inespérée,
Comme une urgence à partager
Une évidence en moi se fait»
     (Kyo, mes racines et mes ailes)

Réponse à l'énigme de la semaine: Un crayon?

Énigme de la semaine à moi: Un mur à bout de bras.

Phrase du jour: Sans la musique, la vie serait une erreur.


par Auny le 2004-10-27 21:58:32
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Dimanche 24 octobre 2004

un ciel qui se veut, je crois, pour moi tout bleu...

Le titre provient de la chanson «un ciel pour le soleil» d'un chanteur québécois dont j'oublie toujours le nom. Ça a été mon coup de coeur de l'été et je l'adore. Et je l'aime encore plus maintenant, alors que je l'ai dans la tête et que ça me ravit. Pourquoi? Pourquoi suis-je donc de si bonne humeur, malgré le fait que ma mère ait oublié que mon service comm. terminait à 5h00 et que j'aie dû attendre durant une heure au froid? Devinez donc, ça a un lien avec ma dernière chronique...

Et je crois que ce sera une bonne humeur qui sera difficile à éliminer!

Phrase du jour: L'amour, c'est comme la guerre, on sait quand ça commence, jamais quand ça finit.


par Auny le 2004-10-24 19:11:12
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Jeudi 21 octobre 2004

Tourmente

Je lui ai dit, pour de vrai, je lui ai dit. Et je ne sais plus si ce fut une bonne chose... Jamais je n'aurais cru que cela puisse être aussi difficile, aussi énervant, aussi stressant. Et maintenant j'attends. J'attends parce que je n'ai pas eu assez de courage pour le lui dire en face. Si cela veut dire quelque chose... Et les filles qui disaient que j'ai été courageuse alors qu'au fond, j'ai fait preuve d'une horrible lâcheté. Pas fameux, de ne pas pouvoir lui dire en face. Mais je n'y pouvais rien, je ne pouvais pas faire mieux, surtout pas pour une première fois.

J'ai encore mal au ventre.

Comme quoi j'aurais peut-être dû le lui dire en direct, j'aurais au moins été soulagée et je n'aurais plus cette nervosité qui se terre au creux de mon estomac. Mais je suis au moins sûre de ce que je lui ai avoué, je l'aime.

Mais en même temps, s'il me dit non (ce qui est fort probable

***

Oh mon dieu, je vais mourir! c'est probablement le blogue le plus en direct que je vais écrire, il vient de me répondre et c'est extrêmement long avant que ca charge, je vais mourir!

***

il fait exprès, cet internet fait exprès pour me rendre dingue! C'est lent, mais lent!!!

***

Jamais je n'aurais cru pouvoir être aussi heureuse et aussi malheureuse en même temps. Je pleures et je ne sais même pas pourquoi!

Enfin, si tu lis ce message avant que je puisse te parler, sache que mon mal de ventre est passé. Je ne vois pas quoi dire de plus, désolée... Je suis trop soulagée et nerveuse ne même temps pour pouvoir réfléchir clairement, alors...


par Auny le 2004-10-21 19:08:01
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Mardi 19 octobre 2004

mauvaise journée ¬¬

Alors voilà, j’écris cette chronique pour faire plaisir à Julie. En fait, je ne me sens pas trop d’humeur à faire quoi que ce soit pour le moment… J’ai mal à la tête et je suis de mauvaise humeur. À cause d’un stupide cours d’éducation physique, une stupide pause et de stupides gars dont le quotient intellectuel doit se situer sous zéro tant ils cons, d’un stupide ballon, d’une stupide main et de la stupide colle. Ah oui, et de stupide moi qui a pas été foutue de faire une main en plâtre qui soit solide, ne perde pas ses doigts et ne soit pas remplie de trous! Et ça m’écœure, parce que l’art plastique fait partie de mes matières préférées et que, normalement, je suis bonne. Ou du moins meilleure que Julie… alors pourquoi est-ce qu’elle elle a réussi sa main?!?

Et il y a cet aveu qui veut sortir et ne le veut pas. Comme un éternuement qui ne veut pas sortir, on le sent venir et ça nous démange, mais il ne sort pas. C’est horriblement frustrant de ne pas pouvoir dire le fond de notre pensée. Oh, et puis tient, je vais le dire ici, puisqu’il y a peu de chances qu’Il le voie…

Te amo. I love you. Je t’aime.

Parce que, oui, je suis en amour, malgré ce que peut en penser Sarah qui croit que je manque simplement d’affection. Elle ne sait pas ce qu’il y a au fond de moi, c’est trop fort pour être faux, plus fort que jamais auparavant. Je l’aime et il ne m’aime pas, alors je suppose que je dois me résigner…

Phrase du jour : (dédié à toutes les filles qui rêvent de se faire chanter la pomme, qui rêvent de se sentir désirées...)

Je t'ai demandé si tu m'aimais bien,

Tu ma répondu non.

Je t'ai demandé si j'étais jolie,

Tu ma répondu non.

Je t'ai demandé si j'étais dans ton coeur,

Tu ma répondu non.

Je t'ai demandé si tu pleurerais, si je partais loin,

Tu ma répondu non.

J'ai commencé à marcher...

Tu as attrappé ma main et tu m'a dit :

Je ne t'aime pas bien, je t'aime!

Tu n'es pas belle, tu es magnifique.

Tu n'es pas dans mon coeur, tu es mon coeur.

Et je ne pleurerais pas si tu pars, je mourrais.

 


par Auny le 2004-10-19 16:35:50
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Mercredi 13 octobre 2004

planifier son avenir

Je suis fatiguée, très. C’est dur de planifier son avenir, surtout lorsqu’on ne sait plus où on s’en va. Parce qu’un nouvel élément vient d’entrer en ligne de compte. La technique de muséologie. Voyez-vous, j’adore les musées, je pourrais passer ma vie dans un musée. Alors contribuer à sauvegarder leurs collections… Et ils disent que cette technique peut quand même mener à l’université. Anthropologie à l’université ne prend pas de préalables. Donc, si je n’aime pas ça, je pourrais y aller quand même. Mais je voudrais aussi, j’adorerais aussi faire Histoire et Civilisations!

 

Tout à commencé aujourd’hui, au Salon de l’éducation de Montréal… C’est complètement fou la quantité de cégeps qu’il peut exister au Québec! Et chacun donne envie d’y aller. Le cégep de la Gaspésie et des Îles m’a d’ailleurs intéressée, il y a deux étés, je suis tombée littéralement amoureuse de cette région, alors… Donc voilà, je suis entrée dans la Place Bonaventure pleine de certitudes et en suis ressortie remplie de questionnements et de doutes, génial. ¬¬ Je voulais aller à Bois-de-Boulogne, mais j’ai appris qu’à Sherbrooke se donnerait pour la première fois Histoire et Civilisations. Alors la question : je reste chez maman ou bien je vais chez papa? Et même si je reste ici, est-ce que je prends le cour à BdB, ou bien vais-je à Rosemont, ou bien au Vieux-Montréal, ou bien au Conservatoire je-ne-sais-plus-quoi, ou bien… Et les études à l’étranger me plairaient aussi, j’ai toujours rêvé d’aller en Nouvelle-Zélande, au Danemark, en Écosse ou même en France! Aller voir la patrie de la totalité (à ma connaissance) de mes ancêtres… et pourquoi pas aller dire bonjour à Etanir? ;-) (t’en fais pas, j’irai pas t’envahir…lol) Et il y a l’Irlande aussi. Et même mon choix de carrière n’est plus certain! Pourquoi ne pas travailler dans un musée? Mais je voudrais toujours devenir anthropologue-archéologue-ethnologue! Aaaaaarrrrrgghh!

 

Phrase du jour : (…) I will read all the books, of many continents, to tell you all about the legends of the past (…)


par Auny le 2004-10-13 20:53:22
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Mardi 12 octobre 2004

divers

Wow. Je n’ai tout simplement pas d’autre mot qui me vienne à l’esprit, wow. Je ne m’y attendais pas, j’imaginais quelque chose de tout à fait différent, mais wow. Comme quoi parfois l’imagination ne peut pas imaginer certaines choses. Vous savez, celle qui est belle avec ses mots? Je n’avais pas compris ce qu’elle voulait dire par là, mais là, wow. Au fond, je n’ai pas besoin de changer mon style d’écriture, je n’ai qu’à rester moi-même. Parce que c’est ce qu’elle est, elle-même sur son blogue. Et alors wow. Oui, dépressive, noire, mais tellement… tellement, oui, enivrante, envoûtante, belle! Et j’ai vu que sur certains points, je lui ressemble un peu. Et j’ai vu que, même si on a 25 ans, on peut encore se sentir dédoublée, dépressive, on peut encore sentir que tout s’écroule autour de nous. Et ça m’a, d’une certaine façon, rassurée. Ça m’a rassurée sur le fait que, non, je ne suis pas la seule, que, oui, c’est normal et que, oui, il y en a d’autres qui ont frôlé devenir folles. Je suis tombée littéralement sous son charme! Alors, oui, je vais demeurer moi-même, Auny avec toutes ses questions existentielles, ses tourments et ses problèmes de personnalité. Et c’est une sorte de défi, non? Rester soi-même, peu importe les événements. Et puis-je me targuer d’avoir été moi-même durant toutes ces chroniques? Je crois que oui… C’est différent à chaque, parce que j’utilisais divers côtés de ma personnalité, mais je crois être restée moi-même. Mais la question que je me pose est d’un autre rapport. À travers ces même chroniques, depuis que j’ai commencé, ai-je grandi? Est-ce que j’ai quelque peu maturé depuis l’été? Je ne sais pas, c’est tellement dur à définir. Et il faudrait en venir à la question la plus importante : qu’est-ce que vieillir exactement? Comment peut-on vraiment savoir si nous vieillissons?  Est-ce qu’on le sait, tout simplement, ou bien est-ce un mystère qui perdure toute notre vie? Je ne parle pas ici des rides ou des cheveux blancs, mais de personnalité. J’y réfléchis et je vous reviens avec ça, okay? Il y a autre chose dont je veux vous parler…

 

Quoi déjà? Ah oui, «La nuit des temps» de Barjavel. Je ne sais pas si vous l’avez lu, mais moi si. C’est, à mon avis, la plus belle histoire d’amour qui ait été écrite. Oui, j’ai bien dit une histoire d’amour. Je me suis quelque peu remise de mes émotions, même si elles sont toujours là, j’y suis simplement un peu plus habituée. Enfin bref, c’est une magnifique histoire d’amour. J’ai lu le livre deux fois en un an et demi, peut-être même trois. Je vous le recommande, si vous aimez la science-fiction.

 

Ensuite, je veux vous parler de mon coup de foudre de la fin de semaine, la chanson «La tendresse» de je-ne-sais-plus-qui… C’était tout doux, tout mignon, bref, un petit joyaux! Si quelqu’un peut me la trouver, je serais aux anges! ^-^

 

Phrase (vers) du jour : ‘Cause I wanted to fly, so you give me your wings…  -Michelle Branch


par Auny le 2004-10-12 21:32:31
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Samedi 9 octobre 2004

La beauté du monde

(texte du 8 octobre 2004)

Ces temps-ci, j'étais plutôt déprimée. Tout m'arrivait très vite et d'un coup et je crois que ça m'a pas mal chambardée. Aujourd'hui, ça va mieux. Je crois que j'avais besoin d'une journée tranquile, seule face à moi-même, pour réfléchir ou seulement décompresser. J'ai pris soin de ma petite personne. J'aime m'habiller de toutes sortes de façon, de plusieurs styles différents, mais je suis maintenant habillée en pure Auny (ou plutôt Ariane). Ça va peut-être vous ennuyer, mais je crois que c'est nécessaire à ce que je vous raconte. J'ai mes anciens collants de danse noirs, mes souliers aux lacets deux couleurs, ma jupe plissée en jean et mon t-shirt bleu ''my boyfriend is out og town'', qui est mon t-shirt préféré, malgré sa petite tache de sauce spaghetti. Ah oui, et je suis assise sur mon cardigan en polar rose tout doux. Je suis assise au milieu des feuilles, dans le parc. Je vous en ai déjà parlé, c'est mon endroit favori. C'est un parc bien ordinaire, avec son aire de jeux d'un côté et son mini boisé de l'autre, ce mini boisé que j'affectionne tout particulièrement. Même s'il y a des enfants et des maisons tout autour, j'ai l'impression d'être coupée du monde. Je n'y vais pas souvent, encore moins au printemps, alors qu'il y a tellement d'eau qu'il n'y a aucun moyen de le traverser sans se mouiller jusqu'aux chevilles, j'y vais seulement lorsque j'ai besoin de me calmer, de me retrouver un peu. Avec les oiseaux et les écureuils, pas besoin de jouer un rôle. Ici, je n'ai pas de nom, je suis simplement moi et rien d'autre. Et j'ai l'impression, alors que je voie le soleil et les ombres des arbres maintenant rouges et orange, de faire partie d'une petite parcelle de paradis. Ou d'être dans une cathédrale naturelle. Je ne suis pas praticante, je ne sais même pas si je suis croyante, mais ce que j'aime des temples ou des églises, c'est la paix qu'on y retrouve. Et je crois que la voûte des arbres au dessus de ma tête est tout aussi bien qu'une voûte ornée d'anges. Sinon plus. Alors voilà, je suis bien.

Autre facteur. Je me suis trouvé un nouveau but, avec cette chronique. Voyez-vous, j'ai besoin d'avoir un but, je crois, sinon je me retrouve perdue et désemparée. Je m'en suis donc trouvé un nouveau. Et c'est grâce à un blogue que j'ai lu... Son auteure parlait d'un autre blogue (!) qu'elle lisait, et elle disait que celle qui l'écrivait était belle...avec ses mots. Que ses mots révélaient une beauté profonde, enhivrante. Je ne crois pas être belle avec mes mots, ceux que j'utilise sont trop familiers, trop ordinaires, parfois trop durs, crus. Mais je vais essayer, parce que j'aimerais ça, moi, être belle avec mes mots. Je ne sais pas si j'y parviendrai, je dois d'abords faire mon grand ménage du printemps, jeter les ordures, tout nettoyer à fond, mais j'espère y parvenir un jour, j'aurai alors l'impression d'avoir accomplit quelque chose de ma vie. Alors j,aurai ajouté un peu de beauté à ce monde qui en a tant besoin.

Phrase du jour: L'art est un mensonge qui nous permet de voir la vérité.  -Picasso

    


par Auny le 2004-10-09 12:56:36
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Jeudi 7 octobre 2004

personnage...

Avez-vous déjà eu cette impression d'être soudainement détaché d'une situation?

Je m'explique: Ces temps-ci, j'ai horriblement l'impression d'être un esprit flottant dans l'espace, le vide... ou bien un corps sans esprit, se retrouvant aux commandes d'une mécanique qu'il ne comprend pas. Bref, j'ai l'impression de ne plus m'appartenir, d'être complêtement détachée. J'ai l'impression que ma vie s'est résumée à un rôle et que, maintenant qu'il a disparu, je me retrouves sur une falaise surplombant la mer, avec seulement quelques centimètres pour me retenir, une falaise qui s'effrite petit à petit. Je vais tomber d'un instant à l'autre, mais je ne sais pas quand, il ne me reste qu'à attendre...

Je ne m'endure plus, j'en ai marre d'être moi-même.

À la naissance, je crois que nous arrivons avec un potentiel. Des données de base dans notre ordinateur, de sorte que, s'il ne nous arrive rien, nous parviendrons quand même à un résultat, celui qui était programmé avant notre arrivée. Je pense que, au tout début, aussi futile ou égocentrique cela puisse paraître, j,étais destinée d'une façon où d'une autre à briller sous les feux de la rampe. J'ai des talents de comédienne, s'ils avaient été développés plus tôt, j'aurais pu enviseager cette voie. J'aurais peut-être pu devenir danseuse, avoir pu m'entraîner plus tôt. Lorsque j'étais petite, je chantais tout le temps, une autre voie possible. Je dessinais aussi beaucoup, une grande artiste? Pourquoi pas? Et ne n'étais pas timide, j'avais un vrai tempérament d'artiste. Alors pourquoi suis-je devenue ce que je suis maintenant? Pourquoi au lieu d'être ce joli petit papillon futile et léger? Ma timidité est venue par après, des évênements l'ont créée. Mon goût pour la lecture aussi. Et la lecture, que nous le voulons ou pas, nous coupe du monde. C'est un loisir solitaire. Tout comme le travail d'auteur. Tout plein d'autres détails ont fait que je suis maintenant ce que je suis au lieu d'être ce que j'aurais dû être. Mais comment ai-je pu, même inconsciemment, vouloir devenir ceci? Une fille renfermée, incapable de se faire des amis par elle-même. Une fille qui se tourmente avec des questions sans réponses, qui se complique inutilement la vie alors que tout pourrait être si simple, une fille qui ne répond pas aux attentes de sa mère et qui, en plus, est en train de devenir complêtement dingue! J'en ai marre d'être moi, j'en ai marre de ce cerveau qui réfléchit trop, j'en ai marre de devoir toujours me questionner, de chercher de la lumière dans une nuit sans lune ni étoiles. Une fille qui ne pogne même pas, pour un prétexte qu'elle ne connait pas, alors qu'elle a des yeux pour contempler, des bras et des mains pour caresser et des lèvres pour embrasser! Est-ce que mon cerveau fait peur? Est-ce écrit «En manque d'affection» en néon au dessus de ma tête? Pourquoi est-ce que je ressent simplement le besoin de me poser toutes ces questions?!?

Mon costume, mon personnage se déchire, tombe en lambeaux que j'essaie de retenir sans succès. J'en ai marre de jouer un rôle! Et j'en ai tellement marre que je vais vous le dire, mon nom! Je m'appelle Ariane. Voilà, c'est écrit, noir sur blanc (ou blanc sur bleu).

Bon, ça fait un petit peu de bien.


par Auny le 2004-10-07 19:49:24
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Jeudi 30 septembre 2004

poésie

Merci à Sarah, qui m’a offert cette musique, qui me permet de m’oublier, qui me soulage. La beauté de la mélodie m’enchante et m’inspire, je t’en suis reconnaissante.

 

(28 et 30 septembre 2004)

 

Les poèmes sont rarement joyeux, rarement logiques. Ils dénoncent quelque chose ou bien évacuent le trop-plein d’émotions de l’auteur. Souvent des émotions négatives. Et c’est bien normal, après tout. Lorsqu’on est heureux, on ne veut pas gâcher l’émotion, on veut plutôt en profiter pleinement, non? Étrangement, les poèmes trop heureux ne m’ont jamais vraiment attirée. Je dis trop, parce que je n’ai absolument rien contre cette bonne vieille sérénité. Qui, d’ailleurs, ne vient plus beaucoup me rendre visite… Je pense au poème «Tu m’exorcise» de Gilles Hénault (un magnifique poème, un de mes préférés). C’est un poème d’amour (encore!), mais il me semble que j’y lis une certaine tourmente.

«Mets ta main sur mon front

Que je sache ce qu’est la vie (…)»

C’est pour cela que je l’aime, même s’il parle d’amour alors que ce n’est vraiment pas le moment avec moi. Je suis trop en manque de cet amour… Pourtant, comme l’a dit si justement Alex, comment peut-on être en manque de ce que l’on a jamais vécu? Je suppose que nous en avons tellement entendu parler, nous avons tant vu ses effets que nous savons environ ce que c’est et en avons donc un manque. J’ai eu une conversation à ce sujet avec mes amies ce midi. Nous comparions nos malheurs respectifs. Marie-Lune sous-estimait ses atouts et attributs, Sarah se languissait de Redingote blottie dans mon manteau en «mouton» bleu et moi, et moi je me morfondais sur ma grandeur et je rêvais à mon Spectre Invisible. Sauf que voilà mon problème : c’est un spectre et il est invisible. (par spectre je sous-entends quelqu’un qui n’est pas là, qui n’existe pas, je ne crois pas assez aux fantômes.) Et comme il est un Spectre Invisible, je devrais donc me trouver un Polonais (vois référence au texte Pourquoi?) en chair et en os. Et de préférence plus grand que 6 pieds. Sinon jamais je ne pourrais mettre de talons hauts! Et, bon sang, j’en ai marre de ce foutu 1m72! J’ai l’impression d’être une géante dans un univers de nains… Une géante invisible de surcroît. Et cela me ramène au sujet dont je voulais vous entretenir :

 

En lisant le recueil de poèmes (et la révision de nos notions de poésie en cours de français n’en est pas étrangère non plus), cela m,a redonné le goût d,écrire des poèmes. Alors je me suis dit : Pourquoi pas? Si cela te soulage un peu de tes questionnements qui ne mènent à rien, vas-y! Mais je ne voulais pas vous imposer leur lecture, nos goûts poétiques demeurent personnels et propres à chacun. J’ai donc fait un blogue à part, où je mettrai ces poèmes. J’en ai déjà mis un, «La prière», que j’ai composé cet été. J’ai ajouté l’adresse à la liste de liens (Les poèmes d’Auny). J’y mettrai mes poèmes, mais aussi peut-être ceux des autres ou des paroles de chansons parfois. Des trucs que j’aime et qui me font vibrer ou tout simplement réfléchir. Je les mets dans l’espoir que quelqu’un à l’âme charitable les lira et m’en donnera des commentaires constructifs (mais vous n’êtes pas obligés, bien entendu). (Ce n’est presque pas de la manipulation, nooooon… * sort son épée * Bon, qui ne veut pas aller voir?) (lol)

 

Réflexion du jour : Si je mourrais demain, qui de mes connaissances d’Internet le sauraient?


par Auny le 2004-09-30 21:32:02
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Lundi 27 septembre 2004

#1 et #2

J'ai réalisé quelque chose. Bon, c'est pas la première fois que je dis ça, et ce n'est (je crois) sûrement pas la dernière. Peut-être que c'est un truc important, peut-être est-ce sans intérêt, je ne sais pas trop encore. Il existe deux Auny. Pas la vraie Auny, bien entendu, seulement la fausse Auny, la voleuse de noms, celle qui trouve étrange d'écrire Auny plutôt que...enfin, plutôt que son vrai surnom. D'ailleurs, devrais-je vraiment dire mon vrai nom? Probablement pas, ce n'est pas tant une question de sécurité, mais une question d'indentité. Je supopose peut-être mal, mais il me semble que lorsque tu attribue un nom à une personne, c'est extrêmement dur de le changer. Donc, ça ne ferait aucune différence et puis, avec le temps je parviendrai peut-être à répondre quand j'entendrai «Auny!»... Si il existe quelqu'un d'autre au Québec avec un nom pareil... Pourtant, à mon avis, c'est un joli prénom. J'aime les prénoms originaux, qu'on entends rarement. Et surtout les vieux prénoms, c'est tellement moins ordinare! J'ai d'ailleurs une préférence toute particulière pour Alix et Julianna. Pour les graçons, je suis (pas si) étrangement vers les prénoms anglais ou gaéliques. Ian... *soupir* Bon, oui, je suis un paquet d'hormones attirée par les kilts! Et je l'assume pleinement. Donc, prochain objectif, voir Orly en kilt!

Ouh là, mais je m'éloigne du sujet moi! Donc voilà, il y a deux «moi» en moi. Non, pas une double personnalité, pas au sens de folie, au sens tout simple de personnalité. Il y a la «moi» du côté lumineux, celui que je montre au monde et celle du côté sombre, celle qui reste cachée. Celle du côté lumineux est la «moi» enjouée, optimiste mais qui possède aussi mon mauvais caractère et mes sautes d'humeur. Ou plutôt non, c'est juste qu'à ces moments-là, la «moi» du côté sombre essaie de sortir et ça fait tout exploser, c'est une donnée qui n'entre pas dans le fichier et donc elle fait boguer l'ordinateur. La «moi», donc, que tout le monde connaît. Et il y a l'autre, celle qui s'exprime essentiellement ici, qui est renfermée, qui pense plutôt qu'agit, qui déteste parfois la terre entière et qui se déteste parfois. Et c'est aussi celle qui cherche à comprendre. À comprendre comment la terre tourne, comment vit le monde, qui cherche à comprendre la nature humaine et pourquoi nous sommes ce que nous sommes maintenant. Et les deux «moi» se mélangent parfois, parfois j'offre un petit peu de moi #2 au monde, parfois moi #1 s'exprime sur cette chronique...comme plus haut dans ce texte. La moi #1 écoute Eilene Og en tapant du pied et la moi #2 écoute plutôt Kyo en se disant qu'elle a déjà pensé tout ça, ou bien qu'elle le pense. Ces temps-ci, elles se livrent une guerre. La #2 étouffe sous la #1 et tente de sortir de sa tour sombre, ce qui fait s'éffriter les fondations... Tout va s'écrouler à un moment donné et tout le monde se demandera pourquoi je me mets à réagir «bizarrement». Sauf que ce ne sera pas étrange, puisque, au fond de moi, j'aurai toujours agi de la sorte!

Ce n'est peut-être pas très sain d'agir comme ça, en cachant #2, le bouclier que forme #1 va se fêler un jour, peut-être pas maintenant, mais un jour et je ne sais pas si mon univers lumineux pourra y survivre.


par Auny le 2004-09-27 18:20:17
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